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Biographie de IAM

iamFlashback: Philippe, déjà surnommé Chill, découvre le rap américain “in situ”. Petit Français en squat prolongé à New York, il a rencontré tous les acteurs de la scène hip hop à New York dès la fin des années 80.

Pour la légende, c’est son blouson du Coq Sportif qu’arbore fièrement le rapper du Bronx T La Rock sur la pochette de son plus fameux album. Et c’est à New York que Chill pose le premier rap en français sur un maxi américain: son featuring sur This Is The B Side de Choice MCs en 1988 est le premier d’une longue série.

Marseille

Retour à Marseille: après des balbutiements en compagnie de son ami Eric Mazel (qui a pris comme nom de scène DJ Kheops) sous les patronymes Lively Crew (1986/1987) et B-Boy Stance (1988/1989), Chill se ligue avec un danseur qui rappe, Geoffroy, alias Jo, qui deviendra Shurik’n. Les années de formation sont aussi les années de plomb, mais la passion remplace les finances.

Le complice des quartiers Nord, le danseur Abdel Malek Sultan, se joint à la troupe en compagnie de l’autre danseur, Kephren. Enfin, le plus âgé Pascal Perez, devenu Imhotep, s’impose comme l'”architecte” du son IAM. Les six acteurs de la saga sont en place.

Premier coup d’éclat: forcer la chance et enregistrer fin 1989, dans le home studio du groupe Massilia Sound System, une cassette auto produite titrée Concept qui pose les bases de leur philosophie. Malgré un budget proche de zéro, le résultat est stupéfiant.

On y trouve les premières versions de morceaux tels que Red, Black & Green et Total Kheops, ainsi que les samples égyptologiques tirés du son et lumière de Louxor.

Car IAM n’est pas un groupe rap comme les autres, et le public va vite s’en apercevoir: là où d’autres utilisent l’énergie brute et l’argot de la rue, IAM double son vécu urbain d’une couleur world et de références historiques. La première apparition parisienne sera… les premières parties des trois concerts du Blonde Ambition Tour de Madonna à Bercy en juillet 90.

… De La Planète Mars

Repérés par le directeur artistique de Labelle Noire, une structure de Virgin France, les six membres d’IAM se retrouvent à enregistrer un premier album, … De la planète Mars, qui va marquer la jeune histoire du rap en français: pour la première fois, un groupe de rap prouve qu’il a le souffle pour tenir la distance sur tout un CD, alignant les tubes (Planète Mars, Red, Black & Green) et les morceaux plus introspectifs (Le Nouveau Président, Tam Tam de l’Afrique) sans oublier l’humour (Attentat et Disco Club, qui s’avère être la première version du Mia).

Même la musique orientale est représentée (Do The Raï Thing), et le CD se conclut avec Rapline II, le générique de la seule émission télévisée rapologique (sur M6) qu’ils ont écrit spontanément. Sorti en mars 1991, l’album ne sera disque d’or que des années plus tard.

Ombre est Lumière

Après une année 92 plutôt calme qui voit la sortie du troisième single Planète Mars, IAM se lance en 93 dans l’enregistrement du toujours difficile second album, qu’ils veulent double. Une ambition qu’ils devront défendre face à une maison de disques d’abord réticente, puis convaincue: enregistré près d’Aix-En-Provence et mixé à New York, Ombre Est Lumière sort en novembre 93, précédé d’un single à tirage limité (Donne-moi le micro).

Jamais auparavant un group de rap français n’avait fait montre d’une telle ambition: en deux volumes de 40 titres, IAM réinvente la musique hip hop, mélangeant les styles et alignant les tubes.

Remixé avec un sample imparable de George Benson (Give Me The Night), Le Mia devient le premier tube rap à occuper le numéro un des ventes nationales. Un raz de marée suivi d’un “bis” avec Le feu, hymne des stades et notamment du Vélodrome de Marseille adapté d’un air de polka.

La tournée nationale qui suit Ombre Est Lumière prend une nouvelle dimension avec le succès phénoménal du disque: la tournée Le Dragon s’éveille traverse la France, s’arrêtant au Printemps de Bourges le 21 avril 94 et une semaine plus tard à Paris pour deux shows archi complets.

C’est aussi l’époque où l’on voit IAM à la télé, et pas dans les émissions de variétés: chez Michel Field (où il cloue le bec d’Alain Madelin avec des arguments de poids) ou à Envoyé Spécial sur France 2.

Victoire de la Musique

En février 1995, les Victoires de la Musique consacrent IAM “groupe de l’année”, l’occasion pour Chill d’une émouvante dédicace “pour que cette victoire soit une partie infime de la victoire éternelle de la musique sur les défaites de l’humanité”.

Hyperactif, Akhenaton sort cette même année son premier album solo, Métèque et Mat. Très personnel, ce recueil de raps entre nostalgie et introspection lancera par rebond le groupe marseillais Fonky Family, invité sur le tube Bad Boys De Marseille.

Les albums solo des frères d’arme de Chill suivront: celui de Shurik’n en 1998 (Où je vis, double disque d’or), suivi de peu par l’album world instrumental d’Imhotep Blue Print et l’année suivante par celui de Malek, l’ex danseur devenu rapper sous le patronyme de Freeman (L’palais de justice, disque d’or).

Le DJ Kheops, quant à lui, se lance dans la fondation de son label, Sad Hill, dont la première sortie sera une compilation éponyme regroupant sur deux CD les meilleurs espoirs du rap français, de Paris comme de Marseille (X-Men, Def Bond, Hi Hi, Pit Baccardi, Faf Larage, etc).

Ecole du Micro d’Argent

Le futur d’IAM se joue aux États-Unis: en effet, le second semestre 96 est celui de la finition du plus ambitieux projet d’IAM, son troisième album titré L’Ecole du micro d’argent. Alors que l’enregistrement est achevé, Akhenaton décide de tout revoir, de rajouter des chansons et de remixer la plupart des titres sélectionnés. Du coup, le disque est repoussé au début 97. Il ne contient aucun “Mia”, pas d’hymne façon Le feu et aucune trace de galéjade. L’ambiance est sombre, épique, truffée de morceaux de bravoure (L’enfer, La saga, Nés sous la même etoile) et de titres émouvants (Petit frère, Un cri court dans la nuit).

Le disque se conclut avec un rap rageur de dix minutes, Demain c’est loin, interprété par Akhenaton et Shurik’n d’une traite, sans refrain.

Les clips des morceaux La saga et L’empire du côté obscur sont pharaoniques, titanesques. Leur budget dépasse le million de francs et les effets spéciaux de La saga, qui met en scène un monstre façon “Alien”, est même une influence pour RZA, le fameux mentor du Wu-Tang!

L’Ecole du micro d’argent finira par s’écouler à plus d’un million d’exemplaires, un record absolu pour un groupe de rap.

En 1998, alors qu’IAM est invité aux Victoires de la Musique, le groupe tétanise le public de ministres, PDGs de majors et autres officiels grâce à une prestation terroriste: IAM interprète Independenza avec une cohorte de soldats cagoulés façon FLNC et marque une nouvelle fois l’histoire de cette prestigieuse cérémonie.

Intéressé par le son, Akhenaton ne veut pas se contenter de rapper mais veut aussi produire. On entend son travail sur de nombreux titres de rap français, pour des remixes ou des sons originaux avec les meilleures plumes du hip hop hexagonal.

Comme un aimant

C’est un morceau d’Ombre Est Lumière, L’aimant, qui est à l’origine du long métrage “Comme un aimant”, dont Bruno Coulais co signe la musique avec Akhenaton.

Un pur tube de rap marseillais sort du lot, Belsunce Breakdown de Bouga, hit des clubs au refrain chanté par Freeman. À la fois interprète, rapper, producteur et chef d’orchestre, Akhenaton se surpasse pour ce projet hors du commun et enregistre sur la BO avec les légendes de son enfance: Isaac Hayes, Millie Jackson (qui chante en duo avec Shurik’n), Marlena Shaw, The Dells, Dennis Edwards des Temptations et Cunnie Williams.

Mais si 2000 restera à jamais l’année de “Comme Un Aimant” pour AKH et sa clique, 2001 marque le début des grandes manoeuvres pour IAM.

Avant de réactiver la machine IAM, Akhenaton lâche son second solo, Sol Invictus. Disque d’or quasi instantané, cet album spirituel évoque sur un titre les tours du World Trade Center et est masterisé le jour même de l’attentat sanglant sur les tours maudites.

A l’avant-veille du premier tour des élections présidentielles, Akhenaton donne chez lui, à Marseille, son premier concert en solo. Il y interprète les titres phares de Sol Invictus et fait monter sur scène ses amis et alliés Psy 4 De La Rime et Chiens de Paille.

Revoir un Printemps

Ce concert symbolique marque aussi la fin du cycle des collaborations et des solos: en effet, 2002 est l’année de la reconquête pour IAM.

Première étape: la sélection des instrus. Une cinquantaine de titres réalisés par les quatre concepteurs sonores du groupe (Imhotep, Akhenaton, Shurik’n, DJ Kheops) sont maquettés, puis mis bout à bout sur un DAT afin que le groupe choisisse à main levée ceux qui méritent de devenir des morceaux à part entière.

La première innovation audible sur les 17 chansons de Revoir un printemps, c’est bien sûr la prise de micro de Freeman, désormais à égalité avec ses frères d’arme AKH et Shurik’n.

“IAM n’est pas l’ANPE”, résume Akhenaton pour ceux qui penseraient que l’inclusion de Malek se résume à du copinage marseillais. Depuis “Independenza”, l’ex spécialiste des interludes comiques ne plaisante plus quand il s’agit de lâcher des rimes définitives.

Pour donner une dimension internationale à leur nouveau projet, IAM veut des invités américains. Redman et Method Man répondent présent à l’invitation du gang sudiste, et qui débarquent un beau jour sur la planète Mars avec des rimes de tueurs dans leur sac à dos. Deux jours et deux nuits de joutes verbales qui laissent les Marseillais avec des souvenirs éternels et un titre en béton, Noble art.

Beyoncé, de Destiny’s Child, craque sur le titre Bienvenue, qui se retrouvera en simultané sur Revoir un printemps et sur Dangerously In Love, l’album solo de la nouvelle reine du R&B. Syleena Johnson répond présent elle aussi, et apporte une touche de soul au tragique Ici ou ailleurs, chanson poignante sur le viol dont la justesse des paroles en fait un des sommets de ce disque décidément hors du commun, si loin des sentiers battus d’un rap français obsédé par les caïds en carton.

Presque quinze ans après leur cassette autoproduite Concept, IAM reste fidèle à ses rêves, à ses ambitions et à son public, gardant le même esprit combatif, le même “Mental de Viêt-Cong” et la même impétuosité pour nous livrer Revoir un printemps.

Zicactu

Discographie de IAM


Albums

2017 Revolution
2013 IAM
2013 Arts martiens
2007 saison 5
2005 Live Au Dôme De Marseille
2003 Revoir un Printemps
1998 l’ecole du micro d’argent
1993 Ombres est Lumiere
1991 de La Planete Mars





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